Suivez Paris-Nice 2026 de près : découvrez les dernières victoires d’étape, les classements et le parcours
La 84e édition de Paris-Nice est désormais bien lancée. Cette course par étapes, disputée du 8 au 15 mars 2026, a débuté comme le veut la tradition au lendemain des Strade Bianche et marque le véritable lancement de la saison européenne des courses par étapes. Dans le monde du cyclisme international, cette épreuve est considérée comme l’un des premiers grands rendez-vous du printemps. La course, surnommée la « Course au Soleil », relie la région parisienne à la Côte d’Azur à travers huit étapes et un parcours de plus de 1 200 kilomètres. Pour de nombreux coureurs de premier plan, il s’agit d’un premier test majeur en vue des Grands Tours.
Spectacle et frustrations lors de la semaine d’ouverture de Paris-Nice
Le départ de Paris-Nice a été donné dimanche dernier à Achères. L’étape vallonnée d’ouverture en direction de Carrières-sous-Poissy est tombée dans l’escarcelle de Luke Lamperti. L’Américain a fait coup double en s’emparant non seulement de la victoire d’étape, mais aussi du premier maillot de leader, tandis que les Belges ont échoué à un cheveu de la victoire. Pourtant, après la première étape, l’attention s’est surtout portée sur le grand favori Jonas Vingegaard. Le Danois s’est montré particulièrement affûté et a vivement critiqué l’organisation : selon lui, le parcours et les routes ne seraient « pas dignes d’une course WorldTour ».
Lors de la deuxième étape, entre Épône et Montargis, les purs sprinteurs ont eu leur chance. L’Allemand Max Kanter, en larmes, a sprinté vers la plus belle victoire de sa carrière, après un travail préparatoire tout simplement brillant de son coéquipier Mike Teunissen. Du côté belge, belle satisfaction pour Jasper Stuyven, qui, après un faux départ, a tout de même décroché une très encourageante troisième place.
Aujourd’hui : le crucial contre-la-montre par équipes
Aujourd’hui (mardi) est au programme l’un des moments clés absolus de la semaine : le contre-la-montre par équipes de 23,5 km entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire. Tout comme lors des éditions précédentes, une formule spéciale est appliquée où le temps du premier coureur sur la ligne compte (chacun son propre temps). C’est en outre un test idéal pour le Grand Départ du Tour à Barcelone plus tard cette année.
Les équipes dotées d’un solide noyau de rouleurs, telles qu’Ineos Grenadiers, UAE Team Emirates et Lidl-Trek, sont ici avantagées. Fait marquant : Visma | Lease a Bike, l’équipe de Vingegaard, s’élancera relativement tôt.
Un week-end de clôture redoutable dans les Alpes
Après le contre-la-montre, la course se durcit considérablement. L’arrivée à Uchon lors de la quatrième étape constituera un nouveau test pour les prétendants au classement général. La cinquième étape en direction de Colombier-le-Vieux accumule les difficultés et va sérieusement morceler le peloton. Un jour plus tard, l’étape vers Apt offre un parcours piégeux rempli de courtes et raides ascensions, du pain bénit pour les coureurs explosifs.
La septième étape de Paris-Nice est l’étape reine redoutée avec une arrivée au sommet à Auron, dans les Alpes-Maritimes. C’est ici que les purs grimpeurs devront faire la différence, avant la traditionnelle et extrêmement nerveuse étape de clôture autour de Nice. Cette dernière étape, comprenant plusieurs ascensions de première catégorie, garantit toujours du spectacle et des attaques de la dernière chance.
Les favoris de Paris-Nice : le duel Ayuso contre Vingegaard
Le tenant du titre Matteo Jorgenson a choisi Tirreno-Adriatico cette année, mais la liste des prétendants en France est particulièrement impressionnante. Le grand favori pour la victoire finale est l’Espagnol Juan Ayuso, qui a entamé la saison en force et dispose d’un bloc puissant pour le contre-la-montre par équipes. Lidl-Trek, le leader, qui a récemment remporté le Tour de l’Algarve, fait également partie des favoris absolus.
Son principal rival est Jonas Vingegaard, le double vainqueur du Tour de France. Le Danois fait cependant sa rentrée ici après une maladie avant l’UAE Tour et a indiqué, comme nous l’avons vu dimanche, ne pas être totalement satisfait des conditions. De plus, le caractère explosif du parcours pourrait jouer en sa défaveur.
Derrière ce duo de titans, des opportunités existent pour les outsiders. Comme João Almeida est actuellement cloué au lit par la grippe, les espoirs chez UAE Team Emirates reposent non seulement sur Ayuso mais aussi sur Brandon McNulty. Par ailleurs, des hommes comme Oscar Onley, Kévin Vauquelin, Alexander Vlasov et Carlos Rodríguez possèdent les qualités pour se mêler à la lutte pour le podium.
Espoirs belges pour des victoires d’étape
Du côté belge, notre plus grand espoir pour le classement général, Cian Uijtdebroeks, est absent. Il n’est pas encore totalement remis de sa chute au Tour de Valence et ne fera sa rentrée qu’au Tour du Pays basque. De grandes ambitions pour le classement général sont donc irréalistes.
Néanmoins, les Belges se sont déjà illustrés lors des premiers jours. Avec la solide troisième place de Jasper Stuyven dans l’étape deux et les places d’honneur de justesse dans l’étape un, l’espoir d’une victoire d’étape reste bien vivant. Des garçons comme Milan Fretin et d’autres sprinteurs devront croiser le fer dans les étapes de transition avec des cadors tels que Luke Lamperti, Alberto Dainese et Biniam Girmay.




