Le cauchemar d’Amadou Onana au Coupe du Monde 2026 : Pourquoi le Sénégal est le client le plus dangereux pour les Belges
La Belgique a fini sa phase de poules en fanfare en écrasant la Nouvelle-Zélande… et a ainsi réussi ce dont on ne rêvait (presque) plus : gagner le groupe G devant l’Egypte, qui n’est pas parvenue à battre l’Iran. Un véritable coup de chance qui dépendait du résultat de l’Egypte face à l’Iran en plus du nombre de buts des Diables Rouges.
Mais si on peut parfois parler de « chance dans son malheur », la Belgique a vécu… l’inverse en ayant de la malchance dans son bonheur. Car alors qu’une équipe terminant première de son groupe affronte un meilleur troisième, les Diables se coltineront… le Sénégal. Les Lions de la Teranga étaient l’équipe à éviter parmi ces 8 meilleurs troisièmes, dont ils étaient l’équipe la mieux classée au ranking FIFA.
La Belgique affrontera le champion d’Afrique « officieux »
Pensez plutôt : finir premier de groupe et affronter le champion d’Afrique – ou plutôt, l’équipe qui a remporté la CAN sur le terrain. Le Sénégal se l’est ensuite vue retirer par la Confédération Africaine de Football (CAF) suite à une fin de match chaotique et une application stricte du règlement, les joueurs sénégalais ayant quitté le terrain pour protester contre une décision arbitrale.
Si le Maroc est donc le champion d’Afrique officiel, beaucoup sur le continent – et certainement les Sénégalais – considèrent toujours les Lions de la Teranga comme le « véritable » champion. Et quoi qu’on en pense, reste un fait: le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique. Or, l’Afrique est parvenue à hisser 9 de ses 10 représentants en 16e de finale : un ratio très impressionnant, auquel ont même participé l’un des petits poucets du tournoi, le Cap Vert.
Sadio Mané, la star… en perte de vitesse ?
LA star de l’équipe du Sénégal, c’est bien sûr Sadio Mané. L’ancien attaquant vedette de Liverpool a beau n’évoluer aujourd’hui qu’à Al-Nassr, en D1 saoudienne, il y est toujours performant (10 buts cette saison en championnat), et reste capable de porter sa sélection. Il l’avait fait à la CAN en janvier dernier en inscrivant le seul but du Sénégal en demi-finale contre l’Egypte.
Mais alors qu’en 2022, il était au sommet de son art, finissant 2e du classement du Ballon d’Or, Mané avait alors manqué la Coupe du Monde sur blessure. Et cette fois, à 34 ans, c’est indéniablement une version amoindrie de l’ancien attaquant des Reds et du Bayern Munich qui se présente sur la scène mondiale. En témoigne cette phase de poules un peu anonyme : trois fois 90 minutes certes, mais pas le moindre but. Il aura toutefois donné une passe décisive au véritable facteur X du Sénégal jusqu’à présent : Ismaïla Sarr.
Un match spécial pour Amadou Onana
Ce tirage peu clément pour les Diables Rouges a dû faire un pincement au coeur de deux joueurs : d’abord, et il ne faudrait pas l’oublier, à Ilay Camara. Le latéral du RSC Anderlecht est devenu international sénégalais en 2025, et faisait partie de la liste élargie de Pape Thiaw avant la Coupe du Monde 2026. Il a cependant manqué le cut final, et vivra ce premier match entre « ses » deux nations depuis son canapé.
Puis, bien sûr, il y a Amadou Onana. Natif de Dakar, qu’il a quittée très jeune pour tenter l’aventure européenne, puis s’installer en Belgique, Onana aurait pu défendre les couleurs du Sénégal si la fédération belge n’avait pas été attentive.
Il ne le cachait pas avant le Mondial : cette affiche, il la redoutait. « S’il-te-plaît, pas contre eux », lançait-il dans une vidéo avec l’influenceur Just Riadh. Ce sera donc un moment très émouvant non seulement pour Amadou mais pour toute sa famille ce mercredi à Seattle.
Du spectacle à Seattle : Amadou Onana et cie pourront-ils survivre à la tempête sénégalaise ?
Sur papier, Belgique-Sénégal est l’un des 16e de finale les plus alléchants au programme, avec des rencontres telles que Brésil-Japon, Pays-Bas – Maroc ou encore Portugal-Croatie. La Belgique sera certainement favorite, mais pas outrageusement : elle est cotée à 2,25 sur Ladbrokes contre 3,5 pour le Sénégal. Une chose est (presque) sûre : il y aura des buts. Si les Diables Rouges ont pu peiner à marquer face à des blocs bas, les Lions de la Teranga ne devraient pas proposer ce genre de profil. Comme nous, ils donneront la priorité à l’attaque, même si ce sera plutôt dynamique et percutant que sous forme de combinaisons dans les espaces.
L’impact sénégalais au milieu de terrain peut poser de gros soucis à nos joueurs assez techniques et souffrant du pressing adverse, et les flèches lancées dans le dos de nos défenseurs ne pourront être stoppées que si Nathan Ngoy, notamment, compense par sa vitesse au-dessus de la moyenne, et Brandon Mechele par son intelligence. Mais quand on voit les difficultés rencontrées face à Salah, Marmoush et Taremi, on se dit qu’encaisser est une quasi-certitude. Il faudra simplement marquer un but de plus que le Sénégal. Plus facile à dire qu’à faire…




