Lucas Stassin peut-il devenir le sérial buteur de Séville ?

Prêté par Saint-Etienne au FC Séville, le fils de Stéphane a déjà marqué un but lors de sa première rencontre en Liga. Il défie ce samedi le FC Barcelone en espérant marquer des points auprès de Mark Van Bommel pour (re)devenir Diable Rouge.

Depuis le début de la saison, Barcelone renverse tout sur son passage. Ce samedi, le club catalan s’offre toutefois un déplacement périlleux au FC Séville. En pointe, le club andalou espère pouvoir à nouveau compter sur le sens du but aiguisé de son nouvel attaquant, Lucas Stassin. A 21 ans, le Brainois est occupé à vivre sa meilleure vie au sein d’un club historique, au cœur d’une ville fantastique. Buteur lors de sa première sortie face à l’autre équipe de Barcelone, l’Espanyol, Stassin va certainement progresser au contact d’un championnat encore plus relevé.

Mais peut-il raisonnablement espérer devenir le sérial buteur – ou barbant… – de Séville et, corollaire logique, (re)devenir Diable rouge ? Après une première expérience éphémère lors de la tournée américaine pré-Mondial, c’est avec cet objectif en tête qu’il a quitté Saint-Etienne.

Lucas Stassin, au nom du père

Mais revenons-en aux fondamentaux. Les plus de 40 ans se souviennent de Stéphane Stassin, le papa. Elégant médian défensif formé et ayant fait ses débuts en équipe première d’Anderlecht alors qu’il était à peine âgé de 21 ans, celui-ci a toujours eu le sang mauve dans les veines. Ayant disputé 65 rencontres et inscrit 2 buts sous le maillot bruxellois avant de tenter des expériences à l’étranger au Mönchengladbach et Angers, le Brainois a ensuite pu embrasser la carrière d’entraîneur chez les jeunes à Neerpede, où il exerce encore à l’heure actuelle. Là-bas, dans le fief de la formation réputée du RSCA, il a notamment eu l’occasion d’abreuver son fils de ses précieux conseils. Sans pour autant le couver à outrance.

Lucas Stassin : Décrit comme un phénomène mais obligé de s’exiler

Ayant un tempérament nettement plus offensif, Lucas Stassin a rapidement été présenté comme un excellent attaquant de pointe doté d’un réel flair pour marquer des buts. Un ‘phénomène’, entendait-on même souvent auprès des équipes de jeunes. En 2021, après avoir signé son premier contrat pro à 17 ans, beaucoup voyaient en lui le futur n°9 du Sporting. Il dut toutefois attendre plus d’un an avant d’effectuer réellement ses débuts – timides – en équipe première sous les ordres de Felice Mazzu. Contre West Ham pendant 11 minutes en Conference League puis contre Bruges et à Zulte Waregem en tant que titulaire, il ne parvint pas à marquer. Et comme son équipe subit trois défaites, son avenir en mauve s’assombrit dès cet instant. Il était temps qu’il prenne son envol.

Un transfert record à Saint-Etienne

A Westerlo, Lucas Stassin engendra davantage de temps de jeu dans un environnement plus familial. Au t’Kuipje, il fit admirer son sens du but (11 en 32 apparitions), alimentant au passage les regrets des supporters anderlechtois.

Ayant acquis du rythme et de l’expérience en Campine, il fut transféré l’été suivant contre un joli chèque de 10 millions d’euros à Saint-Etienne, devenant au passage, le transfert le plus onéreux de ce club de tradition. Buteur à 12 reprises en 28 matchs pour les Verts, il ne put aider son équipe à éviter la culbute en Ligue 2. Sa valeur marchande étant trop élevée, il ne put décrocher le transfert qu’il espérait et dut se résigner, la mort dans l’âme, à évoluer à l’échelon inférieur. Où il planta encore 11 buts.

Un transfert compliqué mais prometteur au FC Séville

Cet été, après de longues et difficiles négociations, un arrangement fut trouvé in extremis avec le FC Seville sur la base d’un prêt d’un an assorti d’une clause de rachat non obligatoire de 25 millions d’euros. « Plusieurs clubs se sont manifestés mais les dirigeants des Verts ont demandé trop d’argent, a rappelé Stassin dans les colonnes du Nieuwsblad. Cela a rendu l’affaire compliquée parce que le prix était trop élevé. Et je n’appartenais qu’à un club de Ligue 2 ».

A Séville, Lucas Stassin bénéficie en tout cas d’un an pour convaincre. Lui-même d’abord, qu’il a bien le niveau technique et physique pour évoluer dans un club du subtop espagnol. Et puis il devra convaincre Mark Van Bommel de le reprendre en sélection pour concurrencer Lukaku, De Ketelaere, Fernandez-Pardo ou même Openda« S’il le faut, je suis prêt à revenir en Belgique à pied », a-t-il fait savoir, visiblement excité à l’idée de pouvoir à nouveau représenter son pays à l’international…

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