Preview Croatie-Belgique : un premier test d’envergure pour les Diables rouges

Avant de défier la Tunisie samedi puis de rallier les Etats-Unis dans la foulée, la Belgique s’offre un premier amical de préparation relevé face la Croatie avec Modric. L’occasion de peaufiner certains détails et, pour le public belge, de voir une première fois à l’œuvre Matias Fernandez-Pardo.

Cette fois, ça y est : le Mondial des Belges est officiellement lancé ! A 13 jours de son premier duel face à l’Egypte de Mohamed Salah et d’Omar Marmoush, l’équipe de Rudi Garcia va disputer ce mardi (18 heures) son 3e et avant-dernier match amical de préparation. Ayant déjà fait le plein de confiance et d’informations lors de sa mini-tournée américaine, au cours de laquelle elle avait assez nettement battu les Etats-Unis (2-5) puis accroché le Mexique avec une équipe remaniée (1-1), la Belgique va en effet enchaîner deux amicaux de qualité face à d’autres équipes qualifiées elle aussi pour le tournoi planétaire.

Avant d’accueillir la Tunisie au stade Roi Baudouin, samedi, les Diables rouges vont en effet se rendre à Rijeka pour y défier la Croatie.

La Croatie, une opposition de niveau mondial

Troisième de la dernière édition du Mondial en 2022 au Qatar mais également finaliste de la précédente en 2018, la Croatie pointe désormais au 11e rang mondial. Soit deux places derrière la Belgique. Plus que jamais, l’équipe au damier reste une valeur sûre sur la scène européenne et planétaire avec des joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. Comme la Belgique, qu’elle a déjà affronté à 9 reprises (3 victoires, 3 nuls, trois défaites) elle a connu une génération dorée emmenée par l’inoxydable Luka Modric (AC Milan, 196 sélections !), toujours bien au poste à quarante ans.

Comptant en ses rangs d’autres valeurs sûres comme Josko Gvardiol (Manchester City, 24 ans), Josip Stanisic (Bayern Munich, 26 ans), Mateo Kovacic (Manchester City, 32 ans) ou encore Ivan Perisic (PSV, 37 ans), la Croatie doit se réinventer. Et notamment avec des promesses comme le défenseur central Luka Vuskovic (19 ans, Hambourg), qu’on avait eu l’occasion de découvrir lors de son passage d’un an à Westerlo. Ou encore l’attaquant Igor Matanovic (22 ans, Fribourg) ou les cousins Petar et Luka Susic, deux médians de 22 et 23 ans évoluant respectivement à l’Inter Milan et à la Real Sociedad.

Un match amical surtout riche en enseignements pour Rudi Garcia

Concrètement, que peut-on attendre de ce genre de galop d’entraînement ? Par définition, ces matchs amicaux n’ont pour valeur ajoutée que d’offrir à Rudi Garcia l’occasion de tester des schémas tactiques, d’affiner certains automatismes et d’offrir un peu de rythme aux joueurs qui en manquent après une saison compliquée. Pour d’autres, qui ont beaucoup joué, ce sera avant tout l’occasion de se remettre tranquillement dans le bain avec pour objectif de lancer la machine pour arriver au pic de forme une fois que le tournoi sera lancé aux Etats-Unis. Pour le public, ce sera aussi l’occasion de se familiariser avec de nouveaux visages avant un été qui s’annonce long et chaud.

Matias Fernandez-Pardo au centre de l’attention offensive

Parmi les nouveaux visages il y en aura surtout un qui va focaliser l’attention. Jamais sélectionné jusqu’ici mais auteur d’une belle saison avec Lille, Matias Fernandez-Pardo (21 ans, 8 buts, 5 assists en Ligue 1) n’est pas attendu comme le Messie mais sa présence rassure.

Parce qu’on ne sait pas vraiment où en est Romelu Lukaku après une saison quasiment blanche en pointe de l’attaque de Naples (64 minutes, 1 but). Si ce dernier affirme qu’il sera prêt pour le Mondial, cela reste à démontrer. Et Matias Fernandez-Pardo peut apporter une solution de rechange intéressante, certainement compte tenu de l’absence de Lois Openda, particulièrement décevant avec la Juventus et oublié par Rudi Garcia. Dans un style différent, avec de la vélocité et de la technicité, Fernandez-Pardo a affirmé « se sentir plus Belge qu’Espagnol » après avoir longuement discuté avec Rudi Garcia, Vincent Mannaert, mais aussi Thomas Meunier et Nathan Ngoy, ses équipiers en club. Même si certains ont vu davantage d’opportunisme que de fibre patriotique dans le discours de ce jeune joueur pétri de talent, on sera curieux de voir ce qu’il peut réellement amener à l’équipe. Et notamment à son secteur offensif, pas toujours rassurant.

Un premier test grandeur nature pour une défense en chantier

Défensivement aussi, ce premier test grandeur nature face aux redoutables Croates s’annonce riche en enseignements. Parce qu’avec un Zeno Debast pas encore rétabli et des défenseurs pas toujours rassurants et/ou véloces (Theate, Mechele, Meunier, Seys, Castagne…), la défense belge reste toujours un chantier toujours aussi fragile. Les performances de Nathan Ngoy (2 sélections) ou de Koni De Winter (7) vaudront assurément le coup d’œil…

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