Belgique vs Tunisie, un dernier galop d’entraînement instructif avant le début du Mondial

Après avoir réussi à s’imposer en Croatie, les Diables Rouges affrontent la 48e nation mondiale en amical, Tunisie, ce samedi au stade Roi Baudouin (15 heures). L’occasion de peaufiner certains automatismes à 9 jours du premier match du mondial face à l’Egypte. 

Pratiquement un an jour pour jour après y avoir disputé leur dernier match officiel face au pays de Galles (4-3), les Diables rouges vont retrouver ce samedi le vétuste stade Roi Baudouin pour un dernier match de préparation pré-Mondial. A trois jours de leur départ en direction de Seattle et à neuf nuits de leur entrée en lice face à l’Egypte, les hommes de Rudi Garcia auront bien besoin de ce dernier galop d’entraînement pour tenter de voir où ils en sont réellement. Car même s’il ne faut y accorder qu’une valeur toute relative compte tenu du caractère amical et de l’absence d’enjeu qui en découle, le match en Croatie, mardi dernier, a plutôt apporté des signes encourageants… qu’il faudra confirmer sur la durée. Et certainement quand les matchs importants vont s’enchaîner.

Onana a pris du recul, Lukaku a retrouvé des sensations

En faisant reculer Amadou Onana d’un cran, le sélectionneur français a eu le mérite d’innover. Sa défense à trois, qui pourrait être utilisée selon les circonstances outre-Atlantique, est en effet apparue solide face aux demi-finalistes du dernier Mondial. Et notamment dans le chef d’un Nathan Ngoy qui a démontré qu’il pouvait dépanner efficacement en l’absence de Zeno Debast, le titulaire habituel toujours en phase de guérison. De manière générale, même si les Croates ont frappé la transversale, que Charles De Ketelaere est apparu fantomatique et que Courtois a dû sortir un arrêt de classe mondiale pour préserver ses filets inviolés, la Belgique s’est imposée de manière convaincante (0-2).

Avec, cerise sur le gâteau, un but tardif libérateur de Romelu Lukaku, dont le retour était particulièrement attendu. Après avoir quelque peu cafouillé dès sa montée au jeu, l’attaquant de Naples, qui n’avait disputé que 64 minutes cette saison en Italie, a en effet parachevé le succès belge avec une chevauchée diabolique dont il a le secret. Ce 2e but belge, son 90e personnel en 125 sélections, a rappelé de bons souvenirs aux supporters belges en même temps qu’il a rassuré tout le monde. Lukaku y compris, bien sûr.

La Tunisie, souvent présente, rarement gagnante

Ce samedi, à un horaire inhabituel (15 heures), la Belgique va donc défier la Tunisie, elle aussi qualifiée pour le Mondial. Au Mexique et aux Etats-Unis, la 46e nation mondiale défiera successivement la Suède, le Japon puis les Pays-Bas dans un groupe assez relevé. Seulement huitième de finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, la Tunisie est un bon pays de football mais ses résultats sur la scène mondiale restent tout de même rarement convaincants. Aux Etats-Unis, l’équipe entraînée par le Français Sabri Lamouchi depuis le mois de janvier prendra part à sa 7e Coupe du monde, la troisième de suite en ce qui la concerne.

Systématiquement, les Aigles de Carthage ont échoué au premier tour, dont les deux fois où elle était initialement versée dans le groupe des Belges, en 2002 puis en 2018. La première fois, en Asie, les Diables rouges avaient dû se contenter d’un partage guère satisfaisant (1-1, but de Marc Wilmots). Lors de la seconde, au plus fort de la génération dorée en Russie, les Belges s’étaient tranquillement baladés (5-2, doublés de Lukaku et E. Hazard, but de Batshuayi). En cinq confrontations directes, la Tunisie ne s’est d’ailleurs imposée qu’à une seule reprise contre notre pays, lors d’un amical disputé en 1992 (2-1, but de Luis Oliveira), pour trois succès belges et un partage.

Un match amical a priori abordable

Aujourd’hui, la Tunisie ne semble pas être un adversaire hors de portée pour la Belgique, loin de là. Comptant en ses rangs un ancien joueur de Gand, Dylan Bronn, mais également des éléments évoluant soit dans le championnat tunisien soit dans des clubs européens d’envergure moyenne, cette nation africaine n’a pas le talent de l’Egypte, premier de nos adversaires aux Etats-Unis.

A priori, la rencontre devrait être plus abordable que la Croatie. Elle offrira l’occasion de voir comment vont se comporter des éléments comme Dodi Lukebakio ou Mattias Fernandez-Pardo sur les flancs. Ou peut-être d’offrir un peu de temps de jeu supplémentaire à Hans Vanaken, très bien monté au jeu en Croatie, voire Leandro Trossard, qui est seulement arrivé à Tubize mercredi après s’être incliné en finale de la Ligue des champions puis fêté le titre anglais à Londres.

Sélections probables Belgique vs Tunisie

Belgique : Courtois ; Ngoy, Onana, Theate ; Castagne, Tielemans, De Bruyne, De Cuyper ; Doku, Lukaku, Saelemaekers.

Tunisie : Chamakh ; Valery, Talbi, Rekik, Abdi ; Skhiri ; Khedira, Ben Slimane, Hannibal ; Chaouat, Gharbi.

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