Avec 71 kilomètres de contre-la-montre, le Tour de France 2027 constitue une véritable invitation pour Remco Evenepoel
Ce jeudi, le parcours du Tour de France 2027 a été dévoilé au Palais des Congrès, à Paris. Au départ d’Édimbourg, les coureurs devront parcourir 3 479 kilomètres pour rallier la capitale française, du 2 au 25 juillet. Ladbrokes News vous propose une analyse complète de cette 114e édition de la Grande Boucle.
À l’image de l’édition 2022, partie de Copenhague, le Tour de France 2027 s’élancera un vendredi et comptera trois journées de repos. Édimbourg deviendra ainsi la ville de départ la plus septentrionale de l’histoire de l’épreuve. Il s’agira du 27e Grand Départ organisé à l’étranger.
Comme en 2025, la première étape devrait sourire aux sprinteurs, malgré une dernière ligne droite légèrement ascendante. Le lendemain, certains des hommes les plus puissants du peloton pourraient rencontrer davantage de difficultés avec l’apparition de plusieurs petites côtes et un vent susceptible de jouer les trouble-fêtes. Un nouveau sprint à Liverpool reste néanmoins envisageable, même si tous les prétendants ne devraient pas nécessairement parvenir à suivre le rythme.
La fête pourrait toutefois prendre fin pour les sprinteurs dès l’étape suivante, au pays de Galles. Avec sept côtes au programme, dont la dernière dans le final à Cardiff, le parcours offrira une véritable occasion aux puncheurs et aux coureurs offensifs de tenter leur chance.
Un premier repos avant le retour en France
Après une première journée de repos, le peloton retrouvera définitivement le territoire français à l’occasion d’une étape susceptible de convenir à différents profils. Un mur de 900 mètres à 10 %, situé à dix kilomètres de l’arrivée, pourrait déjà provoquer une première sélection avant une arrivée en légère montée, sur une pente de 5 %, à Cherbourg-en-Cotentin.
L’étape du lendemain, en direction de Plumelec, présentera certaines similitudes, avec notamment deux ascensions de la célèbre côte de Cadoudal dans le final. La sixième étape, qui mènera les coureurs à Angers, devrait ensuite offrir une nouvelle opportunité aux sprinteurs.
Le premier grand tournant de cette Grande Boucle interviendra le vendredi 9 juillet, avec un contre-la-montre individuel de 38 kilomètres. Présenté comme particulièrement roulant et taillé pour les spécialistes de l’exercice, ce rendez-vous pourrait déjà entraîner des écarts significatifs au classement général.
La huitième étape, longue de 224 kilomètres, sera la plus longue de cette édition. Son profil accidenté pourrait favoriser les échappées et offrir une belle opportunité aux coureurs offensifs. Avant la deuxième journée de repos, le peloton découvrira ensuite la haute montagne, avec une première étape exigeante affichant 3 750 mètres de dénivelé positif et une arrivée au Grand Colombier.
Du spectacle en perspective pour le Tour de France 2027
Cette journée de repos devrait être particulièrement appréciée avant une étape difficile entre Annecy et Sallanches, dont le profil laisse présager une course animée. Le lendemain s’annonce encore plus exigeant, avec 4 750 mètres de dénivelé positif répartis sur seulement 150 kilomètres.
Le peloton devrait ensuite bénéficier de deux étapes plus accessibles, théoriquement favorables aux sprinteurs.
Ce répit sera toutefois de courte durée. La quatorzième étape, entre Montpellier et Mende, proposera pas moins de 4 300 mètres de dénivelé positif. Le lendemain, une nouvelle journée difficile offrira néanmoins une belle occasion aux attaquants capables de tirer profit des nombreuses ascensions.
Un second contre-la-montre avant un final redoutable
Après la dernière journée de repos, les coureurs retrouveront l’exercice individuel avec un deuxième contre-la-montre de 33 kilomètres. Si le parcours sera globalement plat, l’ascension du mur de Pech-David, dans la seconde moitié du tracé toulousain, pourrait peser lourdement sur les organismes.
Avec un total de 71 kilomètres de contre-la-montre individuel, le Tour de France n’avait plus proposé une telle distance aux spécialistes de la discipline depuis 2012, année du sacre de Bradley Wiggins. Un élément qui pourrait peser considérablement dans la lutte pour le maillot jaune.
Les sprinteurs disposeront encore d’une occasion de se disputer la victoire le 17 juillet, entre Muret et Pau.
La dix-huitième étape donnera ensuite le coup d’envoi d’un final particulièrement spectaculaire, avec les ascensions du col du Soulor, du Tourmalet et du col du Portet. Long de 16 kilomètres à 8 % de moyenne, ce dernier constituera le point culminant de cette édition. Au total, les coureurs devront franchir 5 400 mètres de dénivelé positif.
Le lendemain, la tâche ne sera guère plus aisée. Avec 4 300 mètres de dénivelé positif, l’étape s’achèvera 18 kilomètres après le sommet du col de Marie-Blanque, dont les 7,7 kilomètres à 8,6 % de moyenne pourraient déjà provoquer des écarts importants.
Le Tour s’achèvera enfin selon la tradition sur les Champs-Élysées, avec trois passages par la butte Montmartre, pour une ultime journée qui pourrait encore réserver quelques surprises.

À qui profite le parcours ?
Avec 71 kilomètres de contre-la-montre individuel au programme, Remco Evenepoel a de solides raisons d’aborder ce tracé avec optimisme. Champion du monde de la discipline, le Belge disposera d’un terrain particulièrement favorable pour creuser des écarts sur ses principaux rivaux dans les épreuves chronométrées. D’autant que le parcours ne prévoit que trois arrivées au sommet, ce qui pourrait limiter les occasions pour les purs grimpeurs de reprendre du temps.
Le dénivelé positif cumulé demeure toutefois conséquent, même s’il est légèrement inférieur à celui de l’édition précédente : 53 450 mètres en 2027, contre 54 450 mètres en 2026. Excellent rouleur, Paul Seixas devrait lui aussi apprécier cette configuration.
Pour autant, il serait imprudent de sous-estimer Tadej Pogačar. Le Slovène semble capable de tirer profit de tous les profils, et les nombreuses étapes accidentées pourraient lui permettre d’enrichir encore son palmarès en matière de victoires d’étape. À l’inverse, des coureurs tels qu’Oscar Onley, Florian Lipowitz et Lenny Martinez pourraient trouver le parcours moins favorable à leurs qualités, notamment face à la quantité de kilomètres chronométrés.
Du côté des sprinteurs, six étapes devraient, sur le papier, leur offrir l’occasion de se départager. Tim Merlier, Jasper Philipsen, Jonathan Milan et Paul Magnier auront donc de solides arguments pour prendre le départ, d’autant que le premier maillot jaune sera en jeu dès la journée inaugurale.
Enfin, Mathieu van der Poel et Wout van Aert pourraient également trouver leur bonheur, en particulier lors de la première semaine, grâce à plusieurs étapes propices aux puncheurs et aux coureurs capables de faire la différence sur des terrains accidentés.
Tour de France 2027 Femmes by Zwift : un final au Puy de Dôme
Pas d’Alpes ni de Pyrénées pour les Femmes, mais le Massif Central en force puisqu’il y aura trois étapes dans cette région de la France avec notamment le dernier jour, une arrivée au sommet du Puy de Dôme. Il y aura également le test de La Loge des Gardes (6,7 km à 7,1 km) et un contre-la-montre par équipes à Londres. Le Grand Départ sera donné depuis Leeds le vendredi 30 juillet.




