Championnat d’Europe de cyclisme: Remco Evenepoel en quête de rachat
Une semaine après l’échec de Montréal, la Belgique va tenter de se racheter en Slovénie dans le cadre des Championnats d’Europe de cyclisme. Si Remco Evenepoel apparait comme le favori logique, la victoire est loin d’être acquise sur un parcours pour puncheurs. Ladbrokes News vous dresse une préface de cette course.
Parcours de Championnat d’Europe de cyclisme

Avec 2 571 m de dénivelé positif pour 196 km, on pourrait penser que la course n’est pas particulièrement difficile. Pourtant, cette impression est trompeuse. Près de la moitié du tracé, soit environ 85 km avant d’entrer sur le circuit final, se déroule sur un terrain parfaitement plat.
Une fois sur le circuit, que les coureurs parcourront à cinq reprises, la course prendra une tout autre dimension. Long de 22 km pour 367 m de dénivelé positif, le tour final se montre nettement plus exigeant, notamment avec la montée vers Možjanca.
Longue de 2 km à 10,3 % de moyenne, cette ascension est particulièrement difficile, voire très difficile. Elle rappelle, par ses caractéristiques, certaines difficultés rencontrées lors des Mondiaux en Autriche, à la différence près qu’elle devra ici être franchie beaucoup moins de fois. Ce manque de répétition pourrait ainsi davantage favoriser les puncheurs.
Une fois le sommet de Možjanca franchi, les coureurs ne pourront toutefois pas relâcher leur effort. Ils resteront encore longtemps en prise avant d’aborder une descente relativement technique. Une portion rapide dans la vallée les conduira ensuite en direction du château de Strmol.
Après avoir dépassé le château, il restera un peu plus de 7 kilomètres avant de boucler le tour et de repartir pour une nouvelle boucle.
Les favoris
Avant de mentionner les têtes d’affiche, il convient de préciser que certains vont enchainer les deux événéments. Leur récupération sera primordiale. Ainsi, Remco Evenepoel arrivera ce mardi en Belgique avant de repartir jeudi en Slovénie. Sera-t-il à 100% ? Le Belge, en retrait quand la route s’élève, devra miser sur sa classe naturelle pour décrocher le titre.
Il n’a pas son poids de forme du Tour de France, mais cela ne doit pas être un obstacle majeur dans la mesure où on ne se prépare pas de la même façon pour une course d’un jour que pour un Grand Tour. En cas de défaillance, le sélectionneur Serge Pauwels pourrait se rabattre sur Jenno Berckmoes voire un Maxim Van Gils.
La France n’aura pas l’immense favori comme Paul Seixas dimanche dernier. Cependant, elle peut s’appuyer sur une densité considérable avec Léo Bisiaux, Romain Grégoire ou Kévin Vauquelin. Les Bleus voudront jouer la carte du surnombre en fin de course. L’escouade de Thomas Voeckler n’aura pas d’excuse si elle loupe un coup dimanche.
Même remarque pour l’Italie qui débarque avec un collectif costaud, articulé autour de Giulio Ciccone et Christian Scaroni. Giulio Pellizarri sera le troisième larron. Ludovico Crescioli et Alessandro Fancellu sont en grande forme tandis que Alessandro Pinarello est un coureur qui peut régler un groupe de dix à l’arrivée.
Si une ombre a plané sur une éventuelle participation de Tadej Pogacar, la Slovènie s’alignera sans son champion. Disputer un Championnat d’Europe dans son pays n’arrive pas tous les jours. Son employeur UAE-Team Emirates s’y est opposé. Primoz Roglic va prendre le leadership. Le 2e de la Vuelta n’était pas loin de suivre les meilleurs à Montréal et semble encore compétitif en cette fin de saison.
L’Espagne comptera, elle, sur Juan Ayuso. Très bon grimpeur mais irrégulier dans ses prestations de par ses chutes à répétition, il reste un nom à surveiller. Revenu en fin de course en lissant bien son effort, le Danois Mads Pedersen va espérer le même scénario en Slovénie. A ne pas amener dans la dernière ligne droite. Andreas Kron et Anthon Charmig seront les lieutenants de la sélection rouge et blanche.
D’autres profils à ne pas écarter sur cette distance : Matthias Vacek (République Tchèque), Jan Christen (Suisse), Antonio Morgado (Portugal), Marco Brenner (Allemagne).
Au niveau de l’épreuve féminine, la Néerlandaise Demi Vollering, auréolée de son titre mondial, sera la dame à battre. Comme à Montréal, Elisa Longo Borghini et Kasia Niewadoma seront ses principales rivales.
Un chrono ouvert
Sur l’épreuve en solitaire, Remco Evenepoel, Filippo Ganna et Paul Seixas ne seront pas présents. Tout profit pour le Suédois Jakob Soderqvist et le Brittannique Ethan Hayter, sans oublier le Suisse Stefan Kung. Mikkel Bjerg fera figure d’outsider de luxe. Les Slovènes Jan Tratnik et Primoz Roglic voudront briller à domicile. Côté belge, le duo Sander De Pestel – Ilan Van Wilder visera un Top 10. Chez les Dames, Marlen Reusser, qui visera un cinquième maillot étoilé, sera la grande favorite.




