Dennis Eckert Ayensa, joker iranien par pure opportunité sportive
Grâce aux origines iraniennes de son grand père, l’attaquant du standard, Dennis Eckert Ayensa, est en train de vivre la Coupe du Monde américain de l’intérieur avec l’Iran. S’il n’a pas encore disputé la moindre minute avec la ‘Team Melli’, l’ancien Unioniste savoure chaque instant.
Dans la nuit de lundi à mardi, l’étoile de Dennis Eckert Ayensa n’a pas encore pu briller sous le généreux soleil de Los Angeles. Devenu Iranien par pure opportunité sportive, l’attaquant du Standard est en effet resté tout le match sur le banc de la ‘Team Melli’, qui a réussi à accrocher un partage logique face à la Nouvelle-Zélande (2-2) pour son entrée en lice dans le tournoi. S’il espère évidemment grappiller un peu de temps de jeu pour la suite de la compétition, et certainement dès ce dimanche face à la Belgique, l’histoire de cet attaquant atypique mérite en tout cas d’être contée.
Des débuts hésitants pour Dennis Eckert Ayensa et des titres à l’Union-saint-gilloise
Débarqué en Belgique en 2022 à l’Union Saint-Gilloise, Dennis Eckert Ayensa n’a pas tout de suite convaincu les observateurs de la Pro League. Repéré par les fameuses datas chères aux dirigeants bruxellois au sein du club de D3 allemande du FC Ingolstadt 04, il a mis du temps à s’adapter aux vicissitudes du championnat de Belgique. Ayant plus souvent qu’à son tour dû jouer les jokers de luxe voire les dépanneurs de service,Dennis Eckert Ayensa est finalement resté un peu plus de deux saisons au pied de la Butte.
Il y a disputé 65 rencontres, au cours desquelles il a inscrit 14 buts et délivré 5 assists. Souvent confiné dans l’ombre de Boniface, Amoura, Nilsson voire Rodriguez, il peut tout de même se targuer d’avoir remporté la Coupe (même si n’a pas disputé la finale) ainsi que la Supercoupe de Belgique. Et, juste avant de partir, il avait disputé quelques bouts de rencontre pour le compte de cette équipe qui, quelques mois plus tard, allait être sacrée championne de Belgique.
Son caractère convient parfaitement à l’ADN du Standard
Au Standard, Dennis Eckert Ayensa a essayé de retrouver des couleurs en se lançant un nouveau défi au sein d’un club qui aime les besogneux. Prêté une première saison au club liégeois, il y a alterné le bon et le moins bon mais il a tout de même fini par convaincre les dirigeants de lever son option. Il y a donc signé un contrat en bonne et due forme portant jusqu’au mois de juin 2028 contre une somme estimée à un million d’euros.
Durant ces deux premières saisons du côté de Sclessin, l’attaquant né à Bonn a disputé au total 72 rencontres, agrémentant ses performances encourageantes à défaut d’être exceptionnelles de 15 buts et 3 assists. S’il n’a pas toujours fait preuve de l’efficacité escomptée, son abnégation ainsi que sa volonté de ne jamais rien lâcher l’ont érigé au rang de joueur apprécié du public.
Allemand et espagnol avec des origines iraniennes
Fruit de l’union d’une maman espagnole et d’un papa allemand, Dennis Eckert Ayansa avait déjà porté les couleurs de la sélection allemande des moins de 19 ans en 2015. Il y a quelques mois, il avait été contacté par la fédération iranienne de football afin de voir s’il pouvait éventuellement être intéressé par le fait de représenter ce pays au niveau international.
Il faut en effet savoir que ce joueur possède des origines iraniennes via son grand-père paternel. « La fédération m’a contacté il y a quelques temps, mais rien n’est simple au niveau administratif, expliquait-il début 2026. Et rien n’est encore décidé. »
Dennis Eckert Ayanssa appelé sans avoir disputé la moindre minute
Ces soucis administratifs ayant été arrangés comme par enchantement, Dennis Eckert Ayensa fut repris à l’occasion d’un rassemblement pré-Mondial pour défier le Nigeria et le Costa Rica. L’attaquant du Standard ne disputa pas la moindre minute lors de ces deux derniers matchs de préparation mais, quelques semaines plus tard, il fut néanmoins sélectionné parmi les 26 heureux élus appelés à disputer le Mondial américain dans un contexte particulièrement tendu. Sans la moindre minute de temps de jeu officiel à son compteur avec la ‘Team Melli’…
Une opportunité unique pour la suite de sa carrière
A 29 ans, Dennis Eckert Ayensa n’en a cure, tout heureux de vivre de l’intérieur une compétition planétaire pour le compte d’un pays dont il ne comprend même pas la langue et où il s’était jamais rendu jusqu’il y a peu. Pour son CV, pour le vécu qu’elle va lui apporter et certainement aussi par opportunité pour la suite de sa carrière, il tente de savourer chaque instant, chaque minute. Et, il l’espère, chaque minute que le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei voudra bien lui donner…




