Tout pour l’or : les Red Lions et les Red Panthers rêvent en grand lors de la Coupe du monde de hockey à Wavre

Redevenus n° 1 mondiaux, les Red Lions nourrissent de grosses ambitions dans cette compétition qu’ils avaient remportée en 2018. Quant aux Red Panthers, elles ambitionnent ni plus ni moins qu’une première médaille dans une compétition de cette envergure…

Depuis une grosse décennie déjà, le hockey belge a le vent en poupe. Et cette ‘hype’, qu’elle concerne l’équipe masculine des Red Lions ou l’équipe féminine des Red Panthers, n’est pas près de s’arrêter. Bien au contraire ! Devenue une nation qui compte dans ce sport moderne, spectaculaire et planétaire à la fois, la petite Belgique accueille pour la première fois – conjointement avec les Pays-Bas – le gratin mondial durant cette quinzaine. Mais avec quelles ambitions ? Celle de viser l’or, ni plus ni moins.

Jouer à la maison, un adjuvant moral non négligeable

Cet objectif est-il réalisable ? A priori, la réponse à cette interrogation semble plutôt affirmative. Mais est-elle réaliste pour autant ? Tant les hommes, qui restent sur deux finales mondiales – une gagnée en 2018 face aux Pays-Bas, une perdue en 2023 contre l’Allemagne – que les femmes ont récemment démontré qu’ils et elles ne devaient craindre personne. Qui plus à est domicile, où la Belgique aura l’opportunité de disputer l’entièreté de ses matchs de poules et plus si affinités.

Au-travers de leurs résultats probants, on a pu voir que nos deux équipes ont les atouts suffisants pour briller dans cet écrin national flambant neuf qui a récemment vu le jour à Wavre. Dans ce stade permanent de 4.000 places, où 10.000 personnes pourront prendre place grâce à l’adjonction de tribunes éphémères, les Belges pourront profiter d’une ambiance diabolique, qui fera office d’adjuvant moral non négligeable.

Un deuxième titre mondial pour les Red Lions ?

Au niveau des hommes, tous les voyants sont revenus au vert après une période plus compliquée ces dernières années. Après avoir réussi un triptyque exceptionnel entre 2018 et 2021, au cours duquel ils avaient enchaîné le titre mondial en Inde (2018), européen en Belgique (2019) puis olympique au Japon (2021), les Red Lions ont encore enchaîné une finale mondiale en 2023 ainsi qu’une 3e place alors décevante à l’Euro, la même année.

Mais tant aux JO de Paris en 2024, où ils ont été stoppés en quarts de finale par l’Espagne, qu’à l’Euro 2025, où ils ont terminé 5es, les objectifs n’ont clairement pas été atteints.

Aujourd’hui, les hommes du Néo-Zélandais Shane MacLeod viennent de remporter la Pro League. Avec ce succès, ils ont décroché leur billet qualificatif pour les JO de 2028 et ont retrouvé la première place mondiale.

Une première place mondiale qui ne garantit strictement rien

Malgré tout, les Red Lions ne veulent pas s’enflammer. Lors de leur première rencontre, remportée difficilement 3-2 face à la France qu’entraîne désormais John-John Dohmen (481 sélections entre 2005 et 2024), on a senti l’équipe encore en rodage. « Nous ne sommes certainement pas favoris, a ainsi posé Victor Wegnez, l’un des cadres de l’équipe avec le vétéran Tom Boon, le gardien Vincent Vanasch, Alexander Hendrickx ou Arthur Van Doren, dans les colonnes du Soir. Ce n’est pas parce que nous occupons la 1re place mondiale que cela change quelque chose. Les Diables rouges ont été n°1 mondiaux pendant des années sans rien gagner… » Parmi les adversaires majeurs des Lions, il y aura bien sûr le voisin néerlandais, mais également l’Allemagne, l’Australie, l’Angleterre ou l’Espagne.

Des Red Panthers plus ambitieuses et conquérantes que jamais

Chez les femmes, la donne est quelque peu différente. Ayant pris exemple sur leurs homologues masculins, les Red Panthers emmenées par l’Australien Adam Commens ont pris de l’assurance. Fortes de la belle médaille d’argent ramenée de l’Euro de Mönchengladbach en 2023, elles n’hésitent plus à affirmer clairement leurs ambitions. Celle de bousculer la hiérarchie établie, et notamment ces Pays-Bas qui ont remporté les 8 titres majeurs mis en jeu depuis leur finale perdue aux JO de Londres en 2016 (!), mais surtout d’accrocher une deuxième médaille mondiale autour du cou après le bronze décroché en… 1978. « Après avoir changé quelques petits choses, nous sommes sur le bon chemin, confirme Charlotte Englebert, toujours dans les colonnes du Soir.

« Notre plus grande force, c’est notre complémentarité. Il n’y a plus réellement de points faibles sur le terrain. Des jeunes (NDLR : comme Femke Van Heel ou Emilie Verhees) sont arrivées et ont augmenté le niveau général mais dans ce genre de compétitions, tout se joue souvent sur des détails. Je suis persuadée que si tout s’aligne durant cette Coupe du monde, on peut viser le titre. »

Troisièmes mondiales derrière les Pays-Bas et l’Argentine, les Red Panthers devront évidemment se méfier de ces deux équipes mais également de l’Espagne, qui s’est considérablement améliorée, ou encore de l’Allemagne…

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