C’était au temps où Anderlecht dominait le football belge et brillait en Europe, comme Bruges aujourd’hui
Alors qu’Anderlecht se déplacera à Bruges dimanche dans un Topper qui parait chaque année plus déséquilibré, on s’est penché sur les périodes où c’est le RSCA qui dominait le football belge voire les soirées européennes.
« A l’époque, c’était incroyable ce résultat pour Lens face à Anderlecht, qui était à nos yeux le PSG de l’époque au niveau belge et européen. » Cette remarque récente d’un supporter des Sang Or, alors que nous étions à Bollaert pour assister au duel entre Lensois et le Paris FC, en dit long sur la réputation dont le RSCA bénéficiait aux quatre coins de l’Europe.
Le 23 novembre 1983, les Mauves avaient trébuché dans le Nord (1-1), sur un caillou lancé par leurs propres supporters et qui avait trompé le gardien Jacky Munaron.
Anderlecht, le PSG de l’époque ?
Aujourd’hui, c’est plutôt du Club Bruges que l’on dit cela en Belgique et hors de nos frontières. Mais à quelles périodes le Sporting bruxellois s’est-il retrouvé dans la peau des Brugeois ?
Il a fallu attendre 1947 pour voir les Mauves décrocher leur premier titre de champion. Mais une fois la machine lancée, difficile de l’arrêter ! Avec Jef Mermans, véritable machine à buts, Anderlecht s’installe parmi les grands du pays. Six titres supplémentaires tombent entre 1949 et 1956, puis deux autres en 1959 et 1962. Le sommet de cette première hégémonie est atteint entre 1964 et 1968, avec cinq championnats consécutifs. Une performance qui illustre parfaitement la mainmise bruxelloise sur le football national.
Sous la conduite de William Gormlie puis de Pierre Sinibaldi, le Sporting développe un football ambitieux et moderne. Et avec Paul Van Himst, sa star maison, il possède une figure emblématique capable de faire rêver tout un pays. À cette époque, Anderlecht ne se contente pas de gagner : il séduit et dicte le tempo.
La domination nationale ne signifie toutefois pas encore une suprématie européenne. Mais le succès de 1962 face au Real Madrid, éliminé après un 3-3 à Santiago Bernabéu et une victoire 1-0 au retour, annonce de grandes choses. Les années 1970 vont confirmer cette ambition.
Bruges était déjà devenu un rival en 1972 mais Anderlecht brillait en Europe
L’arrivée de Constant Vanden Stock à la présidence et le recrutement de Rob Rensenbrink relancent la machine. Champion en 1972 et 1974, Anderlecht entre dans une nouvelle dimension. Sur le plan national, le Club Bruges – déjà !- devient cependant un rival de plus en plus encombrant. Les Brugeois remportent quatre titres entre 1975 et 1984, contre un seul pour les Bruxellois. Une première illustration de ce que peut être un changement de pouvoir dans le football belge.
Mais si Bruges domine davantage le championnat, Anderlecht, lui, brille sur la scène européenne. Les Mauves remportent deux Coupes des coupes consécutives, en 1976 et 1978, ainsi que deux Supercoupes d’Europe. En 1983, ils ajoutent la Coupe UEFA à leur collection en battant Benfica en finale. Avec cinq trophées européens au compteur à cette époque, le Sporting est devenu une véritable référence continentale. Un statut qui dépasse largement les frontières belges.
Le RSCA des années 1990 était au sommet du foot belge mais il a fallu attendre 2000 pour un sursaut européen
Le club retrouve ensuite son trône national au début des années 1990. Porté par une génération talentueuse composée notamment de Luc Nilis, Marc Degryse, Philippe Albert et Danny Boffin, Anderlecht remporte quatre championnats entre 1990 et 1995. Le Sporting redevient incontournable.
Autre période marquante : le début des années 2000. Au Parc Astrid, Manchester United, le Real Madrid et la Lazio Rome tombent lors d’une campagne européenne mémorable. Avec le duo Jan Koller-Aruna Dindane, Anderlecht affiche un niveau de jeu impressionnant et rappelle qu’il reste une place forte du football européen.
Entre 2003 et 2006, les Mauves enchaînent les titres et participent cinq fois de suite à la phase finale de la Ligue des champions. Vincent Kompany, Anthony Vanden Borre, Christian Wilhelmsson, Aruna Dindane ou encore Daniel Zitka incarnent cette nouvelle génération. Mais l’on sent qu’au niveau européen, les Mauves sont déjà à la traine. Le 29e titre, décroché en 2007, confirme encore le poids historique du Sporting mais uniquement sur le foot belge.
La suite est plus contrastée, mais Anderlecht parvient encore à frapper fort avec quatre nouveaux sacres en 2010, 2012, 2013 et 2014. Mais en Europe, ça reste toujours aussi compliqué, même si deux quarts de finale, sous Weiler en Europa League et sous Riemer en Conference League, viendront redorer un peu le blason.
Au fond, le Club Bruges d’aujourd’hui ressemble parfois à l’Anderlecht d’hier. Cette équipe que l’on retrouve systématiquement parmi les favorites, qui attire les meilleurs talents, qui impose ses ambitions et dont les rivaux attendent le moindre faux pas pour espérer exister. A l’époque, le RSCA a commis l’énorme erreur de ne pas capitaliser sur ses succès et de ne pas préparer l’avenir. Cela fait dix ans que les Anderlechtois courent désespérément derrière un trophée et que les crises se succèdent. Tout va très vite en football. Bruges connait l’exemple à ne pas suivre.
Cotes et paris sportifs pour Club Bruges vs Anderlecht
Chez les bookmakers aussi, le rapport de force actuel sur le terrain se reflète clairement. Au Stade Jan Breydel, le Club Bruges prend le départ en tant que favori indiscutable avec une cote de 1.82 pour une victoire à domicile, tandis qu’un succès d’Anderlecht est coté à 3.60 et un partage à 4.80. Pour ceux qui s’attendent à ce que les deux équipes trouvent le chemin des filets, l’option Les deux équipes marquent (OUI) affiche une cote de 1.47 (contre 2.45 pour NON). Un Topper riche en buts est également pressenti : l’option Plus de 2.5 buts est cotée à 1.48. Pour ceux qui cherchent encore plus de piment dans les performances individuelles, Nicolo Trésoldi est le grand favori pour faire trembler les filets avec une cote de 1.72, suivi de Romeo Vermant et Andrej Vasović qui sont tous deux cotés à 2.30 pour inscrire un but.




