Nouveau stade de La Louvière : tout savoir avant son inauguration

Il y a un an, la RAAL La Louvière lançait les travaux de son nouveau stade. Dès cet été, les Loups évolueront dans leur nouvelle tanière, un écrin moderne remplaçant le vétuste Tivoli. Chiffrée à 16,5 millions d’euros et intégralement financée par le club, l’infrastructure doit permettre à La Louvière de poursuivre son développement et d’affirmer sa place dans le paysage sportif belge.

Après l’inauguration de son centre de formation et d’entraînement en 2022, le club hennuyer de Challenger Pro League franchit une nouvelle étape historique. À la mi-juin, le club vert et blanc s’installera dans une arène flambant neuve de 8.050 places.

Douze ans après la Ghelamco Arena

S’il s’agit d’un événement majeur pour La Louvière, la construction d’un tel stade est aussi exceptionnelle à l’échelle de la région, voire du pays. En effet, la dernière enceinte bâtie en Belgique est la Ghelamco Arena de Gand, inaugurée il y a douze ans. En Wallonie, en dehors des rénovations et mises en conformité, aucun stade n’a été érigé depuis plus de cinquante ans.

À la RAAL, la consécration d’un tel projet n’a rien d’un caprice. Dès la renaissance du club en 2017, la direction louviéroise a souligné l’importance d’évoluer dans un environnement en adéquation avec ses ambitions.

À l’époque, le président Salvatore Curaba trouvait même « inconcevable d’évoluer en D1B ou en D1A dans le stade actuel. » Depuis, l’homme fort louviérois et ses équipes ont œuvré en coulisses. D’abord en offrant un nouveau visage à la Wolves Academy, le centre d’entraînement basé à Strépy-Bracquegnies. Puis en concrétisant le projet d’un stade flambant neuf, situé à moins de cent mètres de l’historique Tivoli.

Un stade conçu pour l’avenir

À partir de la saison 2025-2026, les Loups fouleront une pelouse exclusivement synthétique. « Les équipes masculine et féminine joueront sur ce terrain. Elles s’y entraîneront également en semaine. Pour cette raison, une surface en herbe n’était pas envisageable », précise le président à Tof Plus.

Contrairement au Tivoli et ses 12.500 places, la capacité d’accueil sera réduite à 8.050 spectateurs. Un choix stratégique et financier. « C’est une capacité adaptée à la ville, à l’affluence moyenne en D1A et au nombre de supporters que nous pensons avoir », commente Toni Turi, CEO de la RAAL. « C’est une capacité qui convient pour un club comme le nôtre. »

D’autant que l’objectif des Verts, sur le long terme, est de maximiser le nombre d’abonnés et de transformer ce stade en un chaudron, comble à chaque match. La proximité du public avec le terrain annonce une ambiance électrique, renforcée par une tribune debout, occupée par les ultras, derrière l’un des buts.

Avec son classement entre UEFA 2 et UEFA 3, l’enceinte répondra aux normes du football professionnel belge ainsi qu’aux critères d’accueil des tours préliminaires des coupes européennes. Elle pourra également accueillir des rencontres internationales de jeunes et féminines.

Une galerie d’art à ciel ouvert

Si la construction se veut sobre, sans extravagance architecturale, le stade louviérois se distingue cependant par son identité artistique forte.

De l’extérieur, il prendra des allures de galerie d’art à ciel ouvert. Sur les conseils du regretté Franco Dragone, la RAAL a confié la décoration de son enveloppe à Daniel Pelletti. Le peintre louviérois a réalisé quarante tableaux, de 24 m² chacun, rendant hommage à l’histoire et aux figures emblématiques de La Louvière.

Un chantier exemplaire

En seize mois seulement, La Louvière est en passe de réussir un exploit : bâtir un nouveau stade en Belgique, en un temps record, tout en respectant scrupuleusement le budget initial.

L’inauguration officielle est attendue entre la fin juin et le début du mois de juillet. À ce propos, il se murmure que le spectacle inaugural pourrait être orchestré par la société Dragone, à l’origine de shows emblématiques tels que Le Cirque du Soleil ou la cérémonie d’ouverture de l’Euro 2000 à Bruxelles.

Une inauguration rêvée en Jupiler Pro League

Reste à savoir quel adversaire se mesurera à la RAAL pour cette première rencontre historique, dans un stade qui se cherche toujours un nom. Une chose est sûre, Louves et Loups écriront un chapitre important de leur histoire dans cette nouvelle enceinte.

« On aimerait évidemment inaugurer ce stade en Jupiler Pro League… mais si on n’y arrive pas, il n’y aura pas mort d’homme. À la création du club, on s’est fixé plusieurs objectifs à réaliser en dix ans : se doter d’un centre de formation, construire un nouveau stade, monter en D1A avec l’équipe masculine et rejoindre la Super League avec les dames. Il nous reste un peu de temps », sourit Salvatore Curaba.

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