Tim Ream, le papy US qui fait de la résistance
A 38 ans bien sonnés, le défenseur central de Charlotte, Tim Ream, est l’un des piliers des Etats-Unis. Passé par l’Angleterre, il rêve en grand pour son pays, qui n’a plus atteint les quarts de finale d’une Coupe du Monde depuis 2002.
En Belgique, la question des cadres plus âgés, symboles toujours bien vivants de cette fameuse génération dorée qui a perdu une partie de son éclat, reste au centre de l’attention. Et parfois de certaines tensions. Si Axel Witsel (37 ans) n’a pas encore disputé la moindre minute dans cette Coupe du Monde disputé outre-Atlantique, tant Kevin De Bruyne (35 ans) que Thomas Meunier (34 ans) ou Romelu Lukaku (33 ans) ont fait naître des doutes quant à leur apport réel depuis l’entame de la compétition. Ce qui, au passage, a eu le don d’énerver au plus haut point le sélectionneur des Diables, Rudi Garcia.
Tim Ream : Un capitaine qui inspire le respect
Aux Etats-Unis, l’adversaire des Belges en 8es de finale, il y a un élément dont l’âge canonique ne semble pas poser de problèmes. Bien au contraire, même ! Agé de 38 ans, Tim Ream est présent en équipe nationale des Etats-Unis depuis 2010. A cette époque, il avait été nommé parmi les finalistes au titre de ‘Rookie de l’année’ alors qu’il défendait les couleurs des New York Red Bulls.
Seize ans plus tard, Tim Ream est ce que l’on peut appeler un véritable pilier de sa sélection. De par sa position en défense centrale, d’abord, mais aussi grâce à son expérience qui en font un des joueurs les plus écoutés du groupe de Mauricio Pochettino, aussi, le capitaine des Etats-Unis inspire le respect. Un respect parfois teinté de gentilles moqueries en interne puisque ses équipiers l’appellent souvent ‘papy’ pour le charrier, lui qui est le joueur le plus âgé de l’histoire de son pays à prendre part à un Mondial.
« Je devrais même peut-être penser à célébrer un éventuel but avec une canne ! », s’est même amusé Tim Ream en personne dans un podcast enregistré avant le début de la Coupe du Monde.
Des miracles à Bolton, l’âme de Fulham
Né à Saint-Louis (Missouri) et aujourd’hui actif depuis deux saisons à Charlotte, en Caroline du Nord, Tim Ream a connu une carrière riche et diversifiée. Elle lui a notamment permis de transiter par l’Angleterre durant 12 saisons. D’abord pour le compte des Bolton Wonderers (2012-2015), club avec lequel il disputa la bagatelle de 126 matchs (13 de Premier League, le reste en Championship).
Par la suite, il devint l’un des cadres incontestés et rarement contestables de Fulham (2015-2024), avec lequel il disputa bagatelle de 312 matchs (5 buts, 3 assists). Avec le club londonien, il connut les joies de trois promotions en Premier League en 2018, 2020 et 2022…
International depuis 2010 mais absent face à la Belgique en 2014
Avec son équipe nationale, Tim Ream a connu pas mal de moments forts. Affichant 85 sélections à son compteur, pour un seul but marqué en amical face à Porto Rico en 2016, il dispute sa deuxième Coupe du monde après celle de 2022. En revanche, Tim Ream n’était pas présent en 2014, au Brésil, quand la Belgique s’était extirpée au forceps du piège américain lors des 8es de finale.
Bien qu’il soit déjà âgé de 38 ans, le capitaine US n’en demeure pas moins ambitieux. A l’instar de son sélectionneur, Mauricio Pochettino, ou de tout un peuple qui continue à s’éveiller au soccer, il rêve en grand.
« Nous nous sommes tous posé la question de savoir la raison pour laquelle on aimerait bien être reconnus plus tard et la réponse qui s’impose est simple, a-t-il développé sur les ondes de la chaîne américaine ESPN. On aimerait devenir la première équipe US à remporter la Coupe du monde ! On va en tout cas faire tout ce qui est possible pour parvenir à assouvir ce rêve ou à tout le moins s’en rapprocher le plus possible. »
Tim Ream est prêt à affronter les Belges et à réaliser un rêve historique
Que ce soit face à Charles De Ketelaere ou à Romelu Lukaku, qui s’était montré décisif face aux Etats-Unis en 2014, Tim Ream aura en tout cas pas mal de pain sur la planche. Connu pour son jeu rugueux et son placement intéressant, il ne craint personne, sûr des qualités de son équipe, qui n’a encaissé que 3 buts en 4 matchs, dont 2 quand il était sur le banc.
Après l’élimination du Canada, les Etats-Unis rêvent de poursuivre encore un peu leur aventure à domicile. Au cours de leur histoire, ils ont atteint les quarts de finale en 2002 (défaite face à l’Allemagne) et même les demi-finales lors d’une toute première édition disputée avec seulement treize nations, en 1930. A l’époque, ils avaient notamment battu la Belgique 3-0 en phase de poules. Côté belge, on préférera se souvenir de l’édition 2014 ou encore du récent match amical que Tim Ream avait disputé, fin mars, et que la Belgique avait remporté 2-5…




