Adama Bojang, le nouvel atout offensif de Charleroi

International gambien, Adama Bojang, le n°9 des Zèbres est précédé d’une flatteuse réputation. Qu’il doit encore confirmer après des expériences pas toujours concluantes à Reims et aux Grasshoppers Zurich.

Une nouvelle saison, c’est un peu comme une rentrée des classes pour les joueurs mais aussi pour les suiveurs (supporters, analystes, journalistes…) des clubs professionnels engagés dans un championnat de longue haleine. Chacun est habité d’attentes parfois immenses. Mais ces attentes, aussi légitimes soient-elles, sont régulièrement accompagnées d’un soupçon de scepticisme voire d’inquiétude par rapport à cette nouveauté qui fait le sel des débats, qu’ils soient de tribunes ou de comptoirs.

Charleroi, le roi de la débrouille

A Charleroi, c’est bien connu, la direction tente bon an mal an de trouver des pépites à bas prix. Idéalement, ces dernières devraient être efficaces rapidement et/ou, mieux encore, rentables à court voire moyen terme. Ayant su bien vendre Yacine Titraoui (8 millions d’euros à Lens) et Etienne Camara (pour 4 millions au Panathinaikos) cet été, la direction n’a pas pour autant fait de folies dans son recrutement.

Soucieuse de faire mieux que la décevante 14e place finale de la saison passée, elle a certes acquis pas moins de sept nouveaux joueurs mais seulement pour un montant global nettement inférieur à celui de ses ventes. Reste à voir si cette technique usuelle au Mambourg, qui permet au club de garder des comptes dans le vert depuis de nombreuses années, amènera ou non son lot de satisfactions…

Le Stade de Reims l’a prêté en Pro League pour l’aider à grandir

Même s’il n’a débarqué que sous la forme d’un prêt gratuit d’une saison sans option d’achat en provenance de Reims, où il a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2030, Adama Bojang est de cette veine de joueurs dont on attend beaucoup. Parce que l’attaquant international gambien de 22 ans, renseignant 191 centimètres sous la toise, est précédé d’une flatteuse réputation. Est-elle pour autant justifiée ? Seul l’avenir nous le dira. Mais même s’il n’a jamais réellement réussi à percer en Ligue 1 puis même en Ligue 2 depuis son arrivée en Champagne en 2023, Bojang n’a pas été prolongé pour une si longue durée sans raisons objectives.

Guère efficace la saison passée en Ligue 2 (29 bouts de matchs, 774 minutes pour seulement 3 buts), le Gambien doit encore accumuler du temps de jeu et de la confiance devant le but pour laisser pleinement exprimer son potentiel au grand jour. « Ça n’enlève pas le fait que ça soit un bon joueur, l’a récemment défendu le T2 de Reims Samba Diawara dans les colonnes de La Dernière Heure – Les Sports. Il a besoin de confiance, mais il est bien plus ouvert qu’à son arrivée. »

Il avait brillé avec les U20 gambiens

Garçon timide et réservé dans la vie de tous les jours, le nouveau n°9 zébré, qui a entamé la première rencontre que Charleroi a remportée face à OHL sur le banc, doit encore prendre de l’assurance. Né et formé à Bakau, une modeste ville située à l’Ouest de la capitale gambienne Banjul, il avait brillé avec son équipe nationale des U20 dès son plus jeune âge. Ayant joué un rôle majeur dans le beau parcours de la Gambie à la Can des U20 (défaite en finale face au Sénégal), sa participation remarquée et remarquable au Mondial U20, où son pays battit notamment la France en poules, en 2023, suscita pas mal de convoitises.

Recruté contre 3 millions d’euros par Reims il y évolua sous les ordres de Will Still mais, après une première saison moyenne, il dut aller chercher un peu de confiance et de temps de jeu lors d’un premier prêt en Suisse. Avec les Grasshoppers Zurich, l’un des clubs phares du pays, il inscrivit notamment 6 buts avant de revenir tenter une deuxième chance la saison dernière en Champagne-Ardenne.   

La chaleur de Charleroi devrait l’aider à grandir

Efficace devant le but à l’entraînement d’après les suiveurs du club, Adama Bojang ne l’est pas (encore ?) trop dans de grands matchs. La faute sans doute à ce fichu temps d’adaptation qui accompagne souvent les jeunes joueurs déracinés trop tôt de leurs attaches familiales.  Pourtant, celui qui fut surnommé ‘Hurricane’ dans son pays après la Can U20 disputée en Egypte ne demande qu’à grandir. Humainement et sportivement. Au Mambourg, om il pourrait être associé à Aurélien Scheidler, il a assurément trouvé un club familial où son talent devrait pouvoir s’exprimer au mieux…

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