Christian Brüls, mystère pour la scienceet papy qui fait de la résistance
Maître à jouer de Beveren en dépit de ses 38 ans, Christian Brüls n’a pas manqué son grand retour en Pro League depuis l’été dernier. L’ancien joueur du Standard fait encore et toujours la différence sur les pelouses de l’élite.
Cela avait pris du temps, au printemps dernier, mais la direction de Beveren peut se féliciter d’avoir finalement offert un nouveau contrat à Christian Brüls. C’était fin juin. Quatre mois plus tard, on peut déjà affirmer que le natif de Malmedy n’a pas manqué son grand retour en Pro League. Auteur de cinq buts et quinze passes décisives la saison dernière en Challenger Pro League, Brüls avait grandement participé au titre beverenois.
Aujourd’hui, alors qu’il a jusqu’à présent signé trois assists en huit titularisations, le meneur de jeu du SK continue d’exprimer toutes ses qualités techniques et sa vista parmi l’élite. Anderlecht, battu au Freethiel en avait été la victime, en début de championnat, lorsque les Mauves n’étaient pas parvenus à le contrer avant de se heurter au gardien Johannes Schenk signant ce jour-là le match de sa vie. Formé au Bayern, l’Allemand n’avait vraiment pas été un cadeau pour les Bruxellois !
Son expérience en Belgique mais aussi à l’étranger fait la différence
Certes, Beveren a encore du pain sur la planche collectivement avec cinq défaites et à peine trois victoires en huit sorties, mais il peut toujours compter sur son maitre à jouer Christian Brüls. Fort de son expérience du plus haut niveau en Belgique mais aussi en France et aux Pays-Bas, le numéro 22 a déjà bourlingué.
Commencée à Eupen, la carrière professionnelle de Brüls passa ensuite par Maastricht où il disputa une septantaine de matchs. C’est ensuite à Westerlo, entre 2010 et 2011 puis lors d’un nouveau passage en 2019 jusqu’en 2021, qu’il disputera quelque 105 rencontres avec 22 buts à la clé pour la formation du Kuipje. Offensivement, c’est en Campine qu’il vécut ses plus belles saisons. De quoi convaincre Gand de débourser 1,2 millions pour le transférer en 2011 et lui permettre de connaitre le plus haut niveau belge. Un prêt à l’OGC Nice s’en suivra lors de l’exercice 2013-14.
Plus de 200 matchs en Pro League et plus de 70 actions décisives
Brüls se plut tellement dans l’Hexagone qu’il y restera finalement trois saisons supplémentaires, et plus précisément au Stade Rennais qui paya 2,2 millions pour se l’offrir entre 2014 et 2017. Mais son temps de jeu y fut limité, un prêt au Standard étant d’ailleurs conclu dès 2015 et lui permettant de remporter la coupe de Belgique avec les Rouches.
Une nouvelle expérience à l’étranger, plus précisément au Pafos FC, viendra enrichir son expérience européenne en 2017-2018, mais c’est à Saint-Trond qu’il rebondira entre 2021 et 2023, disputant pour les Canaris 68 matchs tout en plantant dix roses. Ce fut moins évident à Zulte-Waregem mais il retrouva toute sa verve à Beveren. Où son aventure n’est pas finie. Ni au Freethiel, ni en Pro League où il compte un total de 232 matchs (play-offs compris), 26 buts et 46 passes décisives.
Des stats impressionnantes malgré les cigarettes, le coca, le fast-food et un rythme de vie effréné
On peut imaginer que les stats du Beverenois, déjà impressionnantes, auraient explosé s’il avait davantage soigné son corps. « Tu n’as pas idée du nombre de joueurs qui fument au quotidien. Si je fume, je fume… », assumait-il publiquement dans une interview accordée au Vif en février 2019. « Je ne suis certainement pas un pro modèle », avouait-il encore sur la RTBF, dans l’émission Sur le gril, repris par So Foot en mars 2026. « Quand j’avais 20 ans, on sortait toute la semaine à Gand, jusqu’à 4-5 heures du matin », disait-il encore. Mais je n’ai jamais manqué un entraînement malgré ce rythme de vie. Le problème du foot pro, c’est qu’on a trop de temps libre… Et quand on s’ennuie, on fait quoi ? On fume ! »
Comment expliquer ce petit miracle ? « Je suis un mystère pour la science », rigolait-il dans Het Nieuwsblad, après avoir aussi reconnu être arrivé en gueule de bois sur le terrain, à l’époque. Une époque où le fast-food, le Coca et la cigarette constituaient son combo. Cela lui a plutôt réussi, mais il l’admet volontiers : ce n’est vraiment pas un modèle pour les jeunes. L’exemple à suivre, c’est sur les pelouses de Pro League que Christian Brüls le propose.




