Avec Virton, N’Golo Kanté s’invite en Pro League

Virton est promu en Challenger Pro League. À la suite d’une bataille à distance avec le RAEC Mons en tête de la D1 ACFF, les Gaumais ont remporté le 12e titre de leur histoire et le 4e en troisième division. Trois ans après leur relégation, revoilà les Gaumais dans le football professionnel. Avec la complicité d’un certain N’Golo Kanté.

Il y a quelques semaines encore, personne n’aurait misé sur l’Excelsior Virton. En D1 ACFF, tous les regards étaient braqués sur Mons et Tubize, candidats affirmés à la Challenger Pro League. Sauf qu’entre-temps, sans faire de bruit, les Virtonais se sont mêlés à la course au titre. Jusqu’à sabrer le champagne dimanche dernier, après leur victoire dans le derby face à Habay-la-Neuve (2-0).

« N’Golo Kanté, le premier à remercier »

« On a pris un mauvais départ, mais les gars n’ont rien lâché », a rappelé le président Rebeai Khabtane auprès de Sudinfo. « Je suis fier des joueurs, qui sont allés chercher ce titre eux-mêmes. Personne ne leur a rien donné. » Et le patron du stade Yvan Georges de préciser : « La première personne à remercier, c’est N’Golo Kanté. Sans lui, rien de tout cela n’aurait été possible. Derrière lui, il y a eu le boulot d’une direction, d’un staff et de joueurs qui ont écrit leur histoire. »

Comment N’Golo Kanté, champion du monde en 2018 avec la France, en est-il arrivé à investir au Royal Excelsior Virton ? Durant l’été 2023, le club alors détenu par Flavio Becca est à l’agonie. Dans ce marasme, Kanté investit et place ses hommes. Virton évite la faillite et présente un projet articulé autour de la formation de jeunes talents, de l’identité locale et d’une philosophie basée sur les valeurs de l’international tricolore : le travail et l’humilité en tête.

Virton, un OVNI en Pro League

Dans le football professionnel belge, Virton reste un OVNI. Club phare d’une ville qui compte 11.500 âmes, logé dans un stade de 4.500 places à l’extrémité du pays, l’Excelsior Virton n’a certainement pas l’étoffe des grandes villes et écuries du Royaume. Pourtant, la capitale de la Gaume a de quoi surprendre. Elle sait se distinguer autrement qu’à travers les salaisons et l’Orval. Le Royal Excelsior Virton, qui a formé Thomas Meunier, est aussi un club centenaire qui n’a plus quitté les divisions nationales depuis 1960.

En 104 années d’existence, les Verts ont côtoyé les 2e, 3e et 4e divisions à 63 reprises. Cette 64e saison s’annonce historique puisqu’elle coïncide avec le retour des Gaumais dans le football professionnel, premier objectif fixé par N’Golo Kanté lors de son rachat voici trois ans.

« L’Olympic, c’est l’exemple à éviter »

À ce propos, la direction virtonaise n’a pas de temps à perdre. Elle sait que pour vivre une saison paisible dans l’antichambre de l’élite, un gros chantier l’attend. « On doit discuter avec les joueurs pour en conserver un maximum. L’idée, en construisant ce groupe, était de pouvoir partir sur deux à trois saisons. Pour nous, les gars ont ce qu’il faut pour aller plus haut. En plus, nous ne sommes pas plus malins que les autres. On observe ce qui se passe ailleurs. On a vu l’Olympic de Charleroi, c’est l’exemple à éviter. Ce n’est pas parce qu’on monte que nous devons tout chambouler », analyse le président.

Cette montée en Challenger Pro League est aussi celle d’un homme : Pascal Carzaniga. Avec Virton, l’entraîneur gaumais de 55 ans a remporté le 6e titre de sa carrière sur un petit banc : deux titres en provinciales avec Bleid, un en CFA 2 avec Amnéville, deux en BGL avec Dudelange et Swift Hesperange, ainsi qu’un tout récent avec l’Excelsior Virton.

Quel entraîneur en Challenger Pro League ?

« Peu importe le niveau, la saveur est toujours la même quand tu es champion. C’est toujours une belle aventure humaine vécue avec un staff, une équipe, une direction. Être champion, cela représente un plaisir indescriptible », a expliqué à La Meuse celui qui partage son quotidien entre le coaching… et un boulot dans une concession automobile.

Toutefois, il n’est pas encore certain de découvrir le football professionnel avec Virton : « Mon contrat expire le 30 juin. Je n’ai encore reçu aucun signal », a-t-il rappelé dans les colonnes de L’Avenir.

Une chose est sûre : les prochaines semaines s’annoncent agitées au Faubourg d’Arival. La Gaume attend déjà de pied ferme le calendrier du futur championnat de Challenger Pro League.

Articles similaires

Lazio vs Inter Milan Finale Coppa Italia : Les Aigles peuvent-ils accomplir l’impossible ?

« Je ne vois pas comment Anderlecht peut gagner » – Union vs Anderlecht : cotes, pronostics & paris pour la finale de la Coupe

Que sont devenus les héros de la victoire de l’Union en Coupe en 2024 ?

NOS RÉSEAUX

;