Maintenue en Jupiler Pro League, la RAAL La Louvière fait face à un chantier XXL
La RAAL La Louvière a assuré son maintien en Jupiler Pro League. Au coup d’envoi de la saison 2026-2027, les Loups entameront leur deuxième saison au sein de l’élite. À l’aube de ce nouvel exercice au sommet de la pyramide du football belge, les Louviérois vont faire face à de nombreux défis.
En dépit d’un bilan plutôt correct à l’issue de la phase classique, les Relegation Playoffs font office de purgatoire pour les Verts. Pour la première fois de la saison, mais aussi la première fois depuis la renaissance du club en 2017, la RAAL a connu trois défaites consécutives : contre Dender (0-1), au Cercle de Bruges (3-0) et face à Zulte Waregem (0-2).
En Jupiler Pro League grâce à Dender
Paradoxalement, c’est à la suite de cette série noire que les Centraux ont validé leur maintien. Le week-end dernier, la large victoire du Cercle à Dender (1-4) a mathématiquement sauvé La Louvière. « Ce n’est pas grâce au Cercle », a rétorqué Frédéric Taquin en conférence de presse. « Ce maintien, on est allé le chercher nous-mêmes lors de la phase classique, en totalisant douze points d’avance sur la lanterne rouge. »
Malgré le renouvellement du bail en Jupiler Pro League, les dernières semaines sont poussives dans la Cité des Loups. La RAAL La Louvière n’a plus gagné à l’Easi Arena depuis le 2 novembre 2025. En championnat, les Verts et Blancs ne comptent qu’une seule victoire sur leurs douze derniers matchs. En ayant pourtant forgé de solides résultats contre Charleroi, Bruges, Anderlecht, le Standard ou encore l’Union Saint-Gilloise, les troupes de Frédéric Taquin traversent des jours difficiles.
Nicolas Frutos : un départ douloureux
Hasard ou pas, cette sombre période coïncide avec les départs de David Verwilghen vers Anderlecht et de Nicolas Frutos vers Charleroi. « Son départ a fait mal », a analysé Philippe Albert dans l’émission La Tribune de la RTBF. « Frutos était d’une importance capitale dans le renouveau de La Louvière. » Le rôle de directeur du football ne devrait pas être remplacé, une partie de la fonction étant reprise par Toni Turi, actuel CEO de la RAAL.
Après neuf années à La Louvière, l’avenir de Frédéric Taquin s’écrit aussi en pointillé. Proposé à Anderlecht par son agent cet hiver, cité à Charleroi au printemps, le tacticien du Centre est courtisé. Le verra-t-on sous d’autres cieux, qu’ils soient belges ou étrangers ? La question mérite d’être posée. Quid du staff qui l’accompagne depuis plusieurs saisons ? Certains profils sont sollicités.
Une équipe à reconstruire de A à Z
Le chantier le plus important est évidemment sportif. Les quatre joueurs prêtés (ndlr : Jerry Afriyie, Majeed Ashimeru, Pape Moussa Fall et Cristian Makaté) retourneront dans leur club d’origine. Si Wagane Faye, Djibril Lamego et Sami Lhassaini ont récemment prolongé leur contrat, rien ne dit qu’ils ne pourraient pas quitter la meute contre une belle offre. Rayon départs, Marcos Peano, Yllan Okou et autres Jordi Liongola pourraient intéresser des écuries plus huppées. Enfin, certains éléments excédentaires devraient eux aussi aller chercher du temps de jeu ailleurs.
Bref, les mouvements s’annoncent nombreux, tant dans le sens des arrivées que des départs. D’autant qu’il ne faudra pas se tromper. Cet hiver, Salvatore Curaba s’était montré très dur quant au premier mercato de la RAAL en Jupiler Pro League: « Je n’en étais pas satisfait. Nous aurions pu faire mieux dans le choix des joueurs, dans la négociation de certains contrats », avait-il pointé en interview.
Pas le droit à l’erreur
Dans un championnat 2026-2027 qui retrouve un format classique à dix-huit équipes et deux descendants directs, il n’y a plus de place pour l’erreur. D’autant que la concurrence pour le maintien s’annonce accrue avec les retours de Beveren et Courtrai en Jupiler Pro League. « Il faut être qualitatif à tous les niveaux. Cela se joue dans les détails. » Encore plus pour un club aux moyens limités. Et d’ajouter : « Avec notre arrivée en première division, nous repartons de zéro. Nous nous mettons en route pour un nouveau voyage, avec toutes les difficultés que comportent les nouveaux voyages. »
En d’autres termes : il y a du pain sur la planche.




